J'ai un peu négligé ce blog depuis quelque temps, mais finalement c'est bénéfique car
les dernières semaines m'ont amené à perfectionner divers modes opératoires.
Aujourdhui, je vais essayer de donner un éclairage sur la pratique "de proximité",
cest-à-dire lorsque je rencontre physiquement le patient. Plus tard, je compte
traiter de l'action à distance - nettement plus difficile à admettre avec un esprit
terre à terre: une guérison par téléphone me laisse aussi étonné que la personne!
Nous en étions donc au moment où la main localise un point sensible particulier.
A ce stade je demande systématiquement la coopération de la personne, qu'elle exprime
ce qu'elle ressent à mesure que nous progressons ensemble vers la "solution".
En deux mots, il faut qu'elle me parle.
Ma première question est en général: "dites moi
ce que vous sentez: de la chaleur? des picotements? une sensation générale inhabituelle ?"
Je n'ai jamais rencontré deux personnes qui réagissent exactement pareil. Peu
importe, l'essentiel est qu'il y ait une sensation "anormale". On peut dire que si
cela se vérifie, je sais que la partie est gagnée à 99% !
A signaler pour celles et ceux qui voudraient essayer: Si la personne manisfeste une
perte d'équilibre plus ou moins forte, ce n'est pas mauvais signe du tout. En ce cas et
et si elle est debout, je lui conseille de prendre un léger appui, je la rassure
et je poursuis.
Je sais désormais qu'après la prise de contact la tactique de base peut être:
- de faire "glisser" la sensation vers l'extrêmité des membres, s'il s'agit du bras
ou d'une jambe,
- pour les douleurs de dos (fréquent)ou de poitrine, de retirer lentement les mains en les
éloignant, auquel cas beaucoup de personnes ont la sensation qu'on les attire, voire que
je les tire par les vêtements.
A tout moment, j'ai trouvé productif de demander - éventuellement avec insistance - une
confirmation verbale continue.
L'ai-je déjà dit? La présence des vêtements n'a aucune importance. Les textiles sont en gros
transparents à ces effets.
Il m'arrive parfois, notamment quand la douleur est très vive, de ressentir une
fatigue dans les mains et avant-bras comparable à la montée d'une crampe. D'expérience
je n'ai rien trouvé de mieux que secouer mes mains comme pour les sécher quand elles
sont mouillées. Cette sensation désagréable disparaît et permet de poursuivre calmement.
Vient le moment-clé: quand faut-il arrêter ?
Je reconnais cela à l'un ou l'autre de deux indices. Soit, la personne manifeste que ses
sensations "bizarres" s'atténuent. Soit encore, elle ressent de la fraîcheur sinon du
froid.
Pour moi cela veut dire "stop!"... Contnuer serait me fatiguer (j'ai été souvent crevé à mes débuts,
maintenant cela n'arrive plus) et n'apporterait rien de plus.
Vient alors la phrase clé: "bougez, vous n'avez plus mal!"
Presque toujours, c'est vrai, et alors je sais que cela va durer.
Toutefois c'est le moment d'être super attentif, car il arrive que la douleur se soit simplement
déplacée ou, dirai-je plutôt, où une autre devient dominante.
Selon la bonne vieille image, un train peut en cacher un autre. Quand quelqu'un a vraiment
très mal, la douleur principale en occulte bien souvent d'autres, qui vont tout soudain se manifester.
Rien d'extraordinaire en soi. Il me suffit de poursuivre ailleurs... Règle d'or, ne
jamais abandonner avant d'avoir TOUT traité. Sinon, il y a toute chance de retour de
douleurs.
Je vous dirai une prochaine fois les autres suites prévisibles d'un traitement par magnétisme,
et dont je préviens les personnes. Juste une aujourd'hui: INVARIABLEMENT la conséquence
du "traitement" est un venue précoce du sommeil... et une bonne nuit.
A +++
Jean-Michel
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