Dimanche 18 septembre 2005 7 18 /09 /2005 00:00
Merci à ceux qui ont eu la gentillesse d'accompagner  ma première semaine par quelques messages de sympathie.

Je profite de la relative quiétude du dimanche matin pour aborder une des facettes du phénomène,
peut-être la plus importante: mes sensations et celles des personnes.

Je vais beaucoup employer le "je" dans la description. Il existe de nombreuses sources qui
décrivent des sensations similaires. Ce "je" n'est  pas la manifestion d'un ego hypertrophié (!)
mais une précaution: je tiens à ne rendre compte que de ce qui relève de ma propre expérience,
et de rien d'autre.

Tout commence par les mains, plus précisément par la paume en ce qui me concerne, quoique
dans le traitement les doigts interviennent aussi.

La simple proximité d'une personne qui souffre suffit à provoquer dans mes paumes (plus la droite
que la gauche, je suis droitier pour information), une impression proche de la chaleur.  Ce n'est pas
exactement de la chaleur, mais cela y ressemble. Faute d'un meilleur mot, c'est celui que je l'emploierai
ici.

Tel un musicien dont l'oreille s'affine avec le travail de son art, j'ai noté une progression de cette
sensibilité très nette sur les deux années écoulées depuis que le "don" s'est manifesté.

On me demande parfois si je supporte d'être dans un lieu public où il y a beaucoup de personnes.

Eh bien oui, et à mon avis cela n'a rien d'extraordinaire en soi: ni votre vue ni  votre ouïe ne sont je pense
spécialement  perturbés du seul fait d'être dans un hall de gare ou sur les gradins d'un stade!
Simplement, vous constatez grâce à vos sens qu'il y a du monde.

Admettons juqu'à nouvel ordre qu'il sa'git d'un "n-ième sens" dont tout me laisse à penser qu'il n'est
pas réductible aux  cinq classiques.

Je puis affirmer que ce sens est  directionnel. Comme on oriente une antenne de radar pour "voir"
dans un axe déterminé, mes mains (la droite surtout) me permettent quand les personnes sont
relativement proches - quelques mètres - d'en distinguer une qui souffre plus que les autres.

Selon une approche technologique, il y a clairement un "signal" (émis par le corps des personnes)
et un "capteur" (ou une collection de capteurs) qui est la main.

Ce "signal" se propage sans que les vêtement y fassent obstacle en quoi que ce soit.  

Selon cette approche, tout se passe de manière totalement normale et classique. Le pouvoir
séparateur - comme en optique - est limité. Autrement dit  c'est en m'approchant de plus en plus
près que je peux successivement identifier la zone souffrante (ou plusieurs zones) puis localiser
très précisément un point sensible.

Là s'arrête l'analogie, car avec la proximité le corps de la personne commence de réagir, de manière
tout à fait involontaire, et  renforce l'émission du "signal".

Disons qu'à partir d'un mètre environ, on entre dans une évidente interaction entre ce corps et
mes mains. La personne manifeste clairement qu'à son tour elle ressent quelque chose de plus
ou moins confus et "anormal": elle va se retourner, se gratter, secouer la tête etc.

J'ai plusieurs fois vu à ce stade des gens convaincus que je les avais touchés!

Mais restons un instant au niveau du sensoriel, je parlerai de l'action-thérapie plus tard.

Depuis que par le bouche à oreille je rencontre des personnes qui sont volontaires pour se laisser
approcher de près, c'est-à-dire à être presque au contact (en principe je ne touche jamais). La
première étape du mon "travail" est de localiser la "source" de l'émission, qui coïncide la plupart
du temps (mais pas toujours!) avec l'origine de la souffrance.

Bien des personnes traitées sont prêtes à admettre les effets de soulagement etc. sans grande
surprise - car elles en ont entendu parler, "y croient" etc. - mais sont littéralement sidérées quand
je pointe du doigt avec exactitude les points sensibles, sans les avoir jamais touchées.

Cela m'est précieux sur le plan psychologique, car à partir de ce moment  une confiance
s'établit avec les personnes réticentes et (surtout) avec les plus sceptiques, quand je désigne
avec une précision quasi chirurgicale le lieu de leur mal, même dissimulé par des vêtements et
sans solliciter leurs indications.

Cela relève maintenant pour moi de la routine, toutefois l'expérience peut être très forte voire
déstabilisante.

Ainsi, on m' a présenté un jour une jeune personne chez qui un examen médical de routine avait
récemment détecté des signes inquiétants (chaîne de ganglions gonflés) avec probabilité d'un
cancer - ce qui s'est révélé exact, hélas.

Suivant avec la main puis le bout des doigts, sans contact et à travers les vêtements, la chaîne des
ganglions à partir du cou, j'aboutis à un point particulièrement "rayonnant" situé dans le ventre
du côté gauche. Je le pointe du doigt et l'indique aux parents .

J'en suis resté là car pour plusieurs raisons je ne souhaite pas intervenir sur les tumeurs.  Je m'en
expliquerai plus tard, promis.

Toujours est-il que trois semaines plus tard un examen par IRM confirmait au centimètre près une
tumeur sur la rate, exactement là où je l'avais ressentie...

Bon, en voilà assez  pour ce dimanche matin.

A vous lire :)


Par Jean-Michel - Publié dans : magnétisme
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